Médecins de la Grande Guerre

L'hôpital de Cabour

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Photographies prises par le Pharmacien de 1e classe TONNEAU et tirées d'un album photos appartenant à Patrick Bossaert Derache.

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Vue aérienne de l’hôpital Cabour

L’hôpital Cabour

Pavillon d’habitation

Salle d’opération (côté droit)

Salle d’opération (côté gauche)

Salle de stérilisation

Salle de pansements

Radiographie

Pharmacie

Dentisterie

Laboratoire de chimie et de bactériologie

Etuve à désinfection

Stérilisation de l'eau pour les rayons Ultra-Violets

Buanderie

Magasin d'habillement

Chapelle

Messe en plein air

Cuisine

Garage d'autos

Mess des Officiers

Mess des Infirmières

Dortoir des Infirmières

Chambrette d’Infirmière

Cabour, vu des Dunes

Les pavillons en enfilade

Intérieur d’un pavillon

Intérieur d’un pavillon

Personnel Officiers

Personnel Infirmières

Personnel Sous-officier, Caporaux

Prestation de serment à Cabour

Une opération

Groupe de blessés

Un thé

Visite des Officiers neutres

Représentation de Mademoiselle Beulemans (la scène)

Représentation de Mademoiselle Beulemans (l’assistance)

Représentation de Mademoiselle Beulemans (Troupe Libau)

Représentation de Mademoiselle Beulemans (l’assistance)

Concert de phonographe

Concert par une musique de régiment

La Fête Nationale du 21 juillet 1915

La Fête Nationale du 21 juillet 1915

Concert donné par Madame Vandervelde

Concert donné par les Mitrailleurs de la 3 D.A.

Concert donné par Monsieur Deru

Revue jouée par le 14e Régiment de Ligne

Les Dunes de Cabour

Les Dunes de Cabour


Source: Evrard. E  et Mathieu. J, Histoire de la médecine militaire dans les provinces belges du moyen-Age à 1971, Editeurs, Dr Evrard et Dr Mathieu, 1996, Bruxelles



Intérieur d’un pavillon

En avril 1915, autour d'un pavillon de chasse situé à Adinkerke mais appartenant à un Monsieur Cabour de Dunkerke, on édifia en trois semaines, 22 baraques en bois pour établir un hôpital chirurgical de l'armée confiée au médecin de régiment Derache. C'était le conseiller chirurgical de Mélis, Inspecteur Général du Service de santé. Il avait déjà dirigé une ambulance à Dunkerke, et le Professeur Depage le recommandait. Les baraques étaient démontables. Elles avaient été conçues par le Dr Mélis et le colonel de génie Wallens. Le Ministre de Broqueville avait autorisé la commande de 500 exemplaires à la firme Hamon de Paris. Pour Mélis, c'était "ses" pavillons "S.S.A.", que l'on utilisa partout. Même Depage en employa quelques uns à La Panne sous la dénomination de "pavillons américains". Ils avaient 28 mètres de long, 6 m.de large et 2m.50 de hauteur sur les côtés, et 4m.40 dans l'axe grâce à un belvédère permettant l'aération. Ils offraient une capacité de 24 lits. La cellule opératoire fut installée dans le pavillon de chasse en dur. La capacité totale était de cinq cents lits. Derache s'entoura de 12 médecins, 3 pharmaciens, environ soixante soignantes et une poignée de soldats inaptes au service en campagne. Cabour opéra 3.500 blessés en deux ans, soit cinq par jour en moyenne. Sans autre prétention que d'y pratiquer de la bonne chirurgie, les médecins y firent cependant d'excellentes observations. Ainsi surgit l'idée de reprendre sous l'égide du Dr Mélis, la publication mensuelle des "Archives médicales belges" , dont le premier numéro " de guerre " parut le premier janvier 1917. Ce fut très probablement la reparution des ces Archives qui incita le Dr Depage, piqué au vif, à faire paraître chez Masson, en de luxueuses et copieuses brochures, les seuls travaux scientifiques de l'Océan.

En avril 17, Derache quitta Cabour que l'on transforma en un hôpital général. On conserva sa cellule opératoire dans le pavillon en briques et trois cent lits volants pouvant servir en cas d'afflux de blessés. A l'ancien hôpital chirurgical, on ajouta 17 nouveaux pavillons démontables dont certains furent cloisonnés pour permettre l'isolement des contagieux. Quittant l'hôpital civil de Saint-Idesbald qui avait servi d'ambulance divisionnaire, l'Yprois Pierre Nolf, Professeur à l'Université de Liège, futur Ministre des Sciences et des Arts et Président de la Croix-Rouge de Belgique, dirigea magistralement cette formation. Beaucoup de ses collaborateurs étaient des Liégeois: J.Firket, H.Fredericq, I. Roskam, L. Christophe, qui devinrent professeurs d'université. Les travaux scientifiques de ces médecins furent indifféremment publiés dans les Archives médicales belges ou dans les Travaux de l'Ambulance de l'Océan. Ils traitaient de la pathologie des gaz asphyxiants, des spirochétoses ictéro-hémorragiques, du paludisme, de la trench-fever, et de la grippe. Dès le 25 octobre 1918, Cabour se déplaça à Bruges. Le Professeur Nolf et ses adjoints avaient soigné plus de 800 malades dont un bon nombre de grippes en octobre 18. Elle frappa relativement peu l'armée belge de campagne (environ deux cent cas par semaine), avec un taux de mortalité de l'ordre de 22%.

 



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